dimanche 31 janvier 2010

En silence, sauras-tu?

Puisque
Les flèches de tes amours se détachent
Les liens de tes erreurs se desserrent
Les fleuves de tes chagrins s'assèchent
Les tissus de tes linceuls se décomposent
Les chaines de tes cuirasses se désagrègent

En silence
Sauras-tu?

Puisque tes blessures sont cicatrisées
Puisque tu t'es pardonnée
Puisque ton âme est légère et gaie

En silence
Sauras-tu
Demeurer?

13 commentaires:

patriarch a dit…

Bien sûr qu'il ou elle le saura !!!!! Bises !

catherine a dit…

@Patriarch

Bavarde comme je suis, j'ai parfois des doutes et en plus je n'aurai plus le plaisir de tes visites matinales car je fermerai ce blog "je crie, j'écris"...

je t'embrasse, fidèle compagnon lecteur depuis deux ans..

naline a dit…

Gageons qu'il sache !
Belle journée, Catherine !

Arthémisia a dit…

Pourquoi faudrait il ce silence? La résolutions des problèmes ne conduit pas au mutisme, me semble -t-il, mais à un épanouissement joyeux et libre de la parole et à l'exploration d'autres champs, à commencer par ceux du sourire.
bises
Arthi

CyrGilles a dit…

Bises noctures Catherine. Quelle idée étrange de fermer ce blog qui me fait tant de bien. Je ne suis pas le seul comme l'attestent les commentaires de tes fidèles lecteurs.

catherine a dit…

@Naline

Je te salue aussi fidèle lectrice..

@arthi et Gilles

Je réfléchis encore sur la fermeture de ce blog..
Je me tâte...

Mes bises affectueuses à tous les deux

Pivoine (MF) a dit…

En tout cas, ce serait dommage de ne plus nous donner à lire/écrire...

Faut-il faire un voeu de silence total? Je ne sais pas...

Ce serait aussi dommage de ne plus écrire, ce poème est très... Profond. Il me touche beaucoup.

catherine a dit…

@Pivoine

Il y a aussi une chose à laquelle il faut penser , c'est que les mots ne me viennent plus..Bien souvent, c'est le silence qu'il y a en moi..

Pivoine (MF) a dit…

Oui, je peux comprendre cela... Faut-il écrire pour écrire? Faut-il écrire si tu aimes écrire? Faut-il attendre tout simplement l'envie?

Je crois qu'on peut faire ce qu'on a envie de faire. Peut-être pas écrire tout le temps, mais si un jour, l'envie revient, voilà, lui donner libre cours et un espace.

Je n'explore pas toujours certaines voies, mais je ne ferme pas les portes pour autant...

catherine a dit…

@Pivoine,

Après une période de doutes et de remises en question, je crois que je ne fermerai pas encore la porte tout de suite finalement..J'ai peut-être encore des choses à dire

re chab a dit…

ce sont un peu les deux aspects mélangés, - qui prennent le pas selon la personnalité de chacun... le doute conduit au questionnement, ce questionnement peut nous pousser à nous exprimer, de toutes les façons, littéraire, par exemple, comme il peut aussi nous faire détacher du monde, parce qu'on se sent renié, bafoué, pas à la hauteur, etc... et donc on s'empêche de communiquer avec l'autre.. un voeu de silence total ? si je comprends bien depuis 2010, c'est ton option ( à moins qu'il y ait d'autres raisons),

mais si on reprend le titre du blog; je crie, (donc j'écris), ne plus écrire, c'est ne plus crier,

et peut-être ne plus avoir la nécessité de crier...

autre hypothèse de guérison...

catherine a dit…

@ re chab

Bonjour lecteur ou lectrice d'après..
Merci de ta visite.
Ta deuxième hypothèse était la bonne.
Ce blog fut pour moi thérapeutique (entre autres choses) et un jour, j'ai cessé totalement de crier et je n'ai plus su quoi écrire.
Depuis je ris, je souris, je médite en silence l'adage vrai qui dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire...

re chab a dit…

J'ai aussi connu ça lors d'une crise sentimentale assez profonde... et parler, moi qui suis assez réservé, voire jugé plutôt taciturne, m'a fait aussi du bien, et permis d'y voir plus clair...

cependant l'envie de créer - qui ne m'avait jamais tout à fait quitté - s'est trouvée amplifiée, par le fait, qu'étant apprécié, j'ai continué sur ma lancée, et évidemment évolué...

L'élément déclencheur a été ma confrontation aux écrits d'Arthémisia ( d'ailleurs c'est par un de vos comm sur un de ses textes que je suis arrivé sur votre blog - depuis deux ans, je crois, je corresponds régulièrement avec elle ( et ne cesse de souligner, à qui veut l'entendre, qu'on a affaire ici à une grande dame de lécriture)