Nos rendez-vous s'étaient espacés...
Et une fois de plus
La magie du silence et de ma solitude
Mêlée
Aux bruissements de cette vie foisonnante
A opéré
"Je reçois ce que j'ai à recevoir. Je donne ce que j'ai à donner Je fais ce que j'ai à faire" Swâmi Prajnanpad

J'aimerais
Déconstruire tes murs
M'ouvrir une brèche
De simple tendresse
Cesser de me heurter.
Je ne suis que désemparée
Maintenant
Je le sais
Chaque jour mes maux se taisent un peu plus…
J’ai de moins en moins besoin de crier
Et de moins en moins besoin d’écrire
Chaque jour, je vois s’approcher
La voix du silence
C’est vrai
Que plus tard,
Elle est venue aussi
Elle me semblait
Moins douce
Plus dangereuse
Toujours au bord
De l’abîme
Je n’avais que 8 ans quand je l’ai rencontrée
Tout de suite, elle m’a fascinée
Pourquoi?
Peut-être parce qu’elle avait les yeux tristes.
Des yeux qui disaient autre chose que la bouche.
Des yeux qui rêvaient d’autre chose
Des yeux qui rêvaient à la même chose que moi.
Seize ans
Assise aux vents
Je rêve
A celui qui viendra
C’était au printemps
J’étais aux blés
J’étais aux champs
Tu m’as vue
Tu m’as souri
Tu m’a dit :
Viens ma mie
Sur la colline
J’ai trois pieds de vigne
Et ma cabane dans le sous-bois
Tu garderas les brebis
Nous cueillerons
Le raisin et la glycine
Avant de rentrer
Le soir, au feu de bois
Et pour toi, sur un lit de fougères
Mes caresses se feront douces et légères
Dans mes bras , tu dormiras…
Alors je suis montée dans la colline
Cacher mon cœur
Dans ta cabane
Dans le sous-bois
Et en musique, mes bouquets d’asphodèles pour toi
Photo 1 , Déviant Art
Photo 2 et 3, Jean-Pierre
Parfois je lis des mots
De très jolis mots…
Ça balance
Ça sonne
C’est bien écrit
Mais il n’y a personne qui tient la plume
Ce sont des mots paravents, des mots qui font semblant
La vie qui bat derrière se cache , se noie, dit n’importe quoi pour paraître, pour séduire..
Ça ne me séduit pas…
J’aime bien quand l’écrivain, comme dit Bobin,
Prend un petit balai et nettoie
Tout ce qui est faux,
Tout ce qui enlumine et alourdit
A près , sur la neige de la page
L’encre noire dessine le cœur
Le vrai
Le nu
Mais c’est dangereux pour un cœur
D’être livré sans masque et sans armure
Rien que le tendre
Qui prend le risque inouï
D’être seul et
De ne pas être aimé.
Pour la vidéo, je sais, ça n’a rien à voir mais on ne se refait pas et j’ai un “petit” faible pour Marie Laforêt, j’imagine que vous l’aviez deviné.
Je me lasse de tout
C’est vrai
Toute chose passe
Le temps s’écoule
Je ne veux rien retenir
Mais jamais
Jamais
Je ne me lasse
De ceux que j’aime
Ou que j’ai aimés un jour
Même si c’était
Il y a longtemps
J'apprends à vivre sans eux
C'est tout!
L’amour c’est toujours ici et maintenant
A écouter
Mon plaisir musical du moment (clique dessus)
Les photos ne sont pas de moi mais viennent du site Déviantart

