vendredi 15 février 2008

Chagrin d'école

J'ai été professeur.
Je le serai peut-être encore un jour.
Quel métier difficile! Surtout de nos jours!
Ah l'angoisse qui vous étreint avant d'entrer dans l'arène, je veux dire dans une classe où 25 ou 30 jeunes généralement surexcités et très bruyants vous attendent.
Comment obtenir un peu de calme? Comment amener leur esprit là où il doit être c'est-à-dire dans la classe au cœur de la matière enseignée? Comment les intéresser? Comment faire intégrer les apprentissages à tous , y compris aux plus récalcitrants.

Daniel Pennac, professeur de lettres mais aussi ancien cancre , a écrit "Chagrin d'école" pour nous parler de son expérience de cancre d'abord, de professeur ensuite.
C'est un roman rempli d'optimisme, de confiance dans la vie et de bons conseils, un roman à mettre entre toutes les mains des professeurs, des cancres et de leurs parents désespérés!

Daniel Pennac donne ici la parole à une jeune professeur de banlieue parisienne, passionnée de musique, qui réussit très bien avec des classes réputées difficiles:
"Chaque élève joue de son instrument, ce n'est pas la peine d'aller contre. Le délicat, c'est de bien connaître nos musiciens et de trouver l'harmonie. Une bonne classe, ce n'est pas un régiment, qui marche au pas, c'est un orchestre qui travaille la même symphonie. Et si vous avez hérité du petit triangle qui ne sait faire que ting ting, ou de la guimbarde qui ne fait que bloing, bloing, le tout est qu'ils le fassent au bon moment, le mieux possible, qu'ils deviennent un excellent triangle, une irréprochable guimbarde, et qu'ils soient fiers de la qualité que leur contribution confère à l'ensemble. Comme le goût de l'harmonie les fait tous progresser, le petit triangle finira lui aussi par connaître la musique, peut-être pas aussi brillamment que le premier violon, mais il connaîtra la même musique."

1 commentaire:

Marie-Eve a dit…

Re coucou!
J'avais aussi retenu ce passage. Nos différences peuvent toujours s'harmoniser avec un peu de volonté...