Je suis l'outrepassière
Je suis l'outrancière
J'ai franchi tes limites
J'ai envahi tes terres
Je me suis avancée
Jusqu'au fond des territoires de ta colère
J'ai piétiné tes nerfs
Je t'ai combattu à l'épée de mes mots
J'ai perdu
Je gis à terre...
Blessée,
Je suis couchée dans une tente
De silence
J'attends...
On dit que le temps
Referme les blessures
Alors
J'attends
En haletant
Qu'il reconstitue
Mon cœur de femme.
9 commentaires:
Certains les blés d'autres les barbelés. Il est difficile de reposer son ventre et d'enfanter ailleurs.
A ce point ? C'est vrai que la vie n'est pas toujours "rose".
Bonne fin de semaine.
j'aimerai bien venir un peu avec toi sous ta tente. On mangerait des raviolis en boîtes, des babybels et du chocolat. On referait le monde, nos vies. On rirait. Ce serait si bon.
Je t'embrasse.
Passe quand tu veux dans ma "tente"....
Arthi
Que lui avais tu fait pauvre femme, à part l'aimer, pour qu'il te mette ainsi à terre.?
Les hommes ont une armure et un bouclier contre l'amour des femmes?
Puisse le baiser d'un papillon te guérir...
c'est ça l'erreur : attendre d'un autre qu'il "reconstitue"
Et Dieu sait que j'ai attendu ainsi le coeur battant !
Courage à toi,
ma soeur en féminité
un texte très dur et il est difficile de se reconstruire après certaines blessures et on les referme mais superficielement, ne jamais les retoucher au risque de les voir resaigner
j'espère que tu vas bien et que ces blessures s'épanchent dans les mots
Quelle claque ce texte ! Au passage, j'ai vu que tu avais supprimé ton blog privé. Dommage. Un petit mot à Piéride et Myrtil pour leur dire que je regrette d'avoir été méfiant.
Bises du samedi soir Catherine.
Le Temps, rien que le Temps, pour refermer les blessures et passer son éponge charitable sur nos rêves et nos espoirs déçus...comme disait ma mère quand je me faisais mal: "ça va passer".
Bises
Le coeur et le corps, Catherien: le coeur blessé fait toujours un sillon au corps....
Mais oui, le temps!
Baisers.
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