samedi 9 août 2008

Nous ne sommes pas séparés.


Hokusaï

Comprends que j'avance
Avec ce que je reçois
Avec ceux qui sont là

Comprends que j'avance
Malgré ton absence
En creux, en moi

Comprends que j'avance
Sûre de ta présence
Au creux de moi

Comprends que
L'amour est là
En moi.


Hokusaï
Posted by Picasa

15 commentaires:

iskander a dit…

J'aime beaucoup cette association de l'amour et du mouvement. En creux l'on ressent toujours tout ce qui nous retient, nous tire vers le bas, voudrait faire de nous des pierres ou pire, la souche de vieux troncs. Raté l'expo Hokusaï par pure négligence... :)

Sylvaine Vaucher a dit…

Enoncé et illustré ainsi l'amour devient fluide...Magnifique.

Lung Ta a dit…

Hokusaï, magnifique, j'ai toujours son bloc-note de dessins (Manga publiés au Seuil) près de moi

J'aime aussi ton texte

On avance souvent en creux d'une relation, puis on peut prendre conscience de cette relation toujours en nous, puis au delà de la relation sentir que nous sommes déjà complets, appelons cela l'amour

Merci

je t'embrasse

Arthémisia a dit…

Nos ventres sont des latences d'Amour.
bises
Arthi

Désirée Thomé a dit…

Ce qui est étonnant c'est que ce texte peut revêtir différents aspects. Je veux dire il peut être adressé, inspiré, de nombreuses "muses". Et donc chacun y mets selon son propre désir.

Bises Cath

Vallis a dit…

jme suis un peu mélangée les pinceaux en lisant les comm ici et en y répondant sur le précédent ;-)
bon ceci dit tu as raison, Etty était une femme "éveillée" je le crois sincèrement !
je t'embrasse Catherine!

catherine a dit…

@Vallis ; le "Je" longuement construit, rempli et stabilisé, peut progressivement ne plus préoccuper du tout son propriétaire. Ainsi libéré de ses peurs, de son orgueil , de son égocentrisme, le "je" devient vide de lui-même mais débordant de 2 choses, la louange à Dieu et l'amour de l'autre. Eveil et compassion, disent les bouddhistes . "Renonce à toi-même, porte ta croix et suis moi" dit le Christ.
Je m'interroge et je travaille beaucoup cette notion de renoncement à soi-même en ce moment.
Permets-moi d'évoluer encore et faire évoluer mes écrits éventuellement.
Merci à toi de m'enrichir sans cesse de tes idées et de ton opinion...
Je t'embrasse Vallis

catherine a dit…

@Désirée
Moi-même, je ne compte pas moins de 5 "muses" différentes pour ce texte. Cette période de "vacances" me permet de réfléchir à l'absence physique associée à la présence au coeur..
Je t'embrasse Dez!

Vallis a dit…

chère Catherine je te prie de m'excuser si j'ai été maladroite ou blessante, ce n'est JAMAIS mon intention !!! c'est juste que je suis un peu nounoune..;-(
je t'embrasse aussi, à bientôt
Vallis

catherine a dit…

@Vallis Je n'avais pas senti la moindre offense de ta part...Au contraire, j'aime beaucoup nos discussions et en plus, j'adore qu'on me contredise car c'est toujours pour moi, l'occasion d'aller plus loin dans la réflexion et de progresser encore. Ce sont les idées des autres qui font évoluer les miennes vers un mieux, j'espère...
Je te remercie de toute l'attention et de l'amitié que tu m'accordes!
Ca mérite bien une deuxième bise pour aujourd'hui!

lilounette a dit…

Je suis passée trop rapidement alors que mon regard s'est arrêté sur ces peintures tant le bleu m'avait attiré
Et puis ce mouvement comme des vagues , tout va bien, tout va mal, on se blottie là dans leur creux , un peu en balance ..
Oui, j'avais lu et suis restée émue par ton commentaire sur la femme endormie
je l'ai écrit presque spontanément, parfois j'ai des lueurs comme çà, et puis pour une fois j'ai bien aimé ..
Le 'moi' est dans ma tête, il faut que je transcrive sur papier, mais tu sais c'est assez curieux ' , peut-être tout à fait saugrenu, mais on verra
bises et à bientôt

le Pierrot a dit…

Cette note est jolie Catherine...
bonne journée...

juliette a dit…

Si belle certitude que semble démentir cette déferlante destructrice

Hokusaï est un peintre merveilleux

catherine a dit…

@Juliette
Je constate avec émerveillement Juliette combien ton regard de peintre "lit" autant l'image que les mots...

Vallis a dit…

je relis ton texte ce soir et il me porte et m'emporte comme une déferlante, c'est comme si en fait le sentiment qui le nourrit était ta sève et ta force pour avancer..
L'échange des comm est très intéressant à relire,
j'ai un peu de mal avec ce que tu as écrit ici : "le "Je" longuement construit, rempli et stabilisé, peut progressivement ne plus préoccuper du tout son propriétaire. Ainsi libéré de ses peurs, de son orgueil , de son égocentrisme, le "je" devient vide de lui-même mais débordant de 2 choses, la louange à Dieu et l'amour de l'autre" je crois au contraire que sans la pleine conscience du JE et de ses failles rien n'est possible
Jésus n'a-t-il pas eu peur lorsqu'il a été saisi au Mont des Oliviers ? n'a-t-il pas demandé à Son Père pourquoi Il l'avait abandonné ?