vendredi 18 juillet 2008

Poésie et chaos





"Comme la vie est belle pourtant! C'est un sentiment inexplicable. Il ne trouve aucun appui dans la réalité que nous vivons en ce moment. Mais n'existe-t-il pas d'autres réalités que celle qui s'offre à nous dans le journal et dans les conversations irréfléchies et exaltées de gens affolés?
Il y a aussi la réalité de ce petit cyclamen rose indien et celle aussi du vaste horizon que l'on finit toujours par découvrir au-delà des tumultes et du chaos de l'époque.



Donne-moi chaque jour une petite ligne de poésie, mon Dieu, et si jamais je suis empêchée de la noter, n'ayant ni papier ni lumière, je la murmurerai le soir à ton vaste ciel. mais envoie-moi de temps en temps une petite ligne de poésie.

Etty Hillesum, le 24 septembre 1942



Voir aussi mon blog "Art et Foi "sur le même sujet
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10 commentaires:

Madame C 6375 a dit…

Bonsoir Catherine

cela fait longtemps que je n' avais plus posté chez toi, mais permets moi de te dire que ton blog respire la tranquilité et la simplicite des petites choses qui vous font du bien....
Merci
Catherine

patriarch a dit…

Certaines personnes ne pensent qu'à la façon de s'en sortir.Et pour celles là, c'est difficile de relativiser.

Ceci dit, bonne soirée avec bises

Madame C 6375 a dit…

@ Patriarch
>>> parfois les choses sont tellement dures et complexes qu' il n' est pas facile, voire parfois même impossible de relativiser.
Tout dépend de l' énormité de la chose... :D

Sylvaine a dit…

Bon en 1942 je ne parlais pas encore mais lui oui...que nous adorons :
-"Mais oui, je t'aime, lui dit la fleur. Tu n'en as rien su, par ma faute. Cela n'a aucune importance. Mais tu as été aussi sot que moi. -Tâche d'être heureux...Laisse ce globe tranquille. Je n'en veux plus.
Mais le vent...
Je ne suis pas si enrhumée que ça...L'air frais de la nuit me fera du bien. Je suis une fleur.
-Mais les bêtes...
Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons. Il paraît que c'est tellement beau. Sinon qui me rendra visite ?..." page 438 "Le Petit Prince" ed. Pléiade.
Bisous et tendresse.

enriqueta a dit…

Cela donne du goût à la vie de se rappeler que nous sommes comme les papillons, éphémères.

Anonyme a dit…

bonsoir

as tu reçu mon mail...
besos
tilk

M-Eve a dit…

Ce soir tous les ingrédients dans "Quand la mer monte"
Bonne journée Catherine!

lilounette a dit…

J'admire ta foi et sans doute , doit-elle t'aider à voir la vie positivement
Tes photos sont de toutes douceur, aux couleurs de la vie
Bises et bonnes vacances

Vallisnéria a dit…

Catherine, je les connais par coeur les mots de Etty.. je ne sais mm plus combien de fois je l'ai lue
elles sont magnifiques tes photos, surtout la 1ere
pardonne moi de ne plus passer sur le net, je n'arrive pas à me rendre disponible, mais toi tu viens encore et toujours me rendre visite, merci, merci infiniment
à une autre fois.....

Marie-Eve a dit…

D'autres de Etty:


Je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j'essaie toujours de retrouver la place de l'homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes.


La plupart des gens ont une vision conventionnelle de la vie, [...], il faut avoir le courage de se détacher de tout, de toutes normes [...] il faut oser faire le grand bond dans le cosmos : alors la vie devient infiniment riche, elle déborde de dons, même au fond de la détresse.


Je suis de ceux qui préfèrent continuer à se laisser flotter sur le dos les yeux tournés vers le ciel.


Et puisque, désormais libre, je ne veux plus rien posséder, désormais tout m'appartient et ma richesse intérieure est immense.


Je vais t'aider mon dieu, à ne pas t'éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d'avance. Une chose cependant m'apparait de plus en plus claire : ce n'est pas toi qui peut nous aider, mais nous qui pouvons t'aider - et ce faisant nous aider nous même.