lundi 26 mai 2008
samedi 24 mai 2008
Grattage
Il fût un temps épouvantable
Où dans les matelas rembourrés de paille
Grouillait une population détestable...
Puces, punaises et autres bestioles y résidaient
Et la nuit venue, attaquaient jambes et corsages
On avait beau y répandre toutes sortes de poivres
Rien n'écartait cette vermine insupportable.
Le réveil commençait toujours par une séance de grattage
Qui transformait chairs roses et tendres en carnage
C'était misère cette vie dans les taudis
Mais que voulez-vous!
Beaucoup de gens vivaient ainsi...
Illustration : Giuseppe Maria Crespi dit lo Spagnuolo "La femme à la puce ou La Chercheuse de puces" vers 1720 au Louvre
Où dans les matelas rembourrés de paille
Grouillait une population détestable...
Puces, punaises et autres bestioles y résidaient
Et la nuit venue, attaquaient jambes et corsages
On avait beau y répandre toutes sortes de poivres
Rien n'écartait cette vermine insupportable.
Le réveil commençait toujours par une séance de grattage
Qui transformait chairs roses et tendres en carnage
C'était misère cette vie dans les taudis
Mais que voulez-vous!
Beaucoup de gens vivaient ainsi...
Illustration : Giuseppe Maria Crespi dit lo Spagnuolo "La femme à la puce ou La Chercheuse de puces" vers 1720 au Louvre
jeudi 22 mai 2008
La grande lessive
C'était au temps des grands trousseaux
Au temps des armoires pleines
On faisait la lessive deux fois l'an
L'une à l'automne, l'autre au printemps
Trois jours au moins durait la cérémonie
C'était la fête dans les familles
Au temps des armoires pleines
On faisait la lessive deux fois l'an
L'une à l'automne, l'autre au printemps
Trois jours au moins durait la cérémonie
C'était la fête dans les familles
Il y avait le cuvier posé sur un trois pieds
Demi tonneau en bois de fer cerclé
Troué d'un pissoir d'où l'eau s'égouttait
Et qu'avec un torchon de paille, on bouchait
Le premier jour, on chargeait le cuvier
Dans le fond, les branches du fagot
Egouttoir parfait sur lequel on étendait
Le drap de toile avec les cendres en dépôt
Dessus, on arrangeait le linge
Du plus commun au plus beau
En strates ordonnées
On remplissait jusqu'en haut

Demi tonneau en bois de fer cerclé
Troué d'un pissoir d'où l'eau s'égouttait
Et qu'avec un torchon de paille, on bouchait
Le premier jour, on chargeait le cuvier
Dans le fond, les branches du fagot
Egouttoir parfait sur lequel on étendait
Le drap de toile avec les cendres en dépôt
Dessus, on arrangeait le linge
Du plus commun au plus beau
En strates ordonnées
On remplissait jusqu'en haut
Le lendemain, on versait l'eau chauffée
Par le trou, ça coulait, ça coulait
On la récoltait dans le baquet
Et encore, et encore, elle bouillait
sur les chaudières de la cheminée
Pour la remettre sur le linge imbibé.
Le troisième jour, les laveuses le sortaient
Et sur les charrettes, dans les corbeilles, le chargeaient
Armées de brosses et de battoirs
Elles allaient en cortège au lavoir
Savonner, frotter, taper
Il fallait les voir
Rire, chanter et s'amuser!
Par le trou, ça coulait, ça coulait
On la récoltait dans le baquet
Et encore, et encore, elle bouillait
sur les chaudières de la cheminée
Pour la remettre sur le linge imbibé.
Le troisième jour, les laveuses le sortaient
Et sur les charrettes, dans les corbeilles, le chargeaient
Armées de brosses et de battoirs
Elles allaient en cortège au lavoir
Savonner, frotter, taper
Il fallait les voir
Rire, chanter et s'amuser!
Après quelques heures , quels étendards!
Sur les près, sur les haies
Du cimetière jusqu'au lavoir!
De ces jours éblouis
Il ne reste aujourd'hui
Que le souvenir
De cette gaieté qui régnait
Les jours de grande lessivée!
Illustration 1 : Pieter De Hooch "L'armoire à linge"
Illustration 2 : Jean François Millet " La Lessiveuse"
Illustration 3 : Jean Baptiste Siméon Chardin "La Blanchisseuse"
Illustration 4 : Louis Léopold Boilly "Jeune femme repassant"
Sur les près, sur les haies
Du cimetière jusqu'au lavoir!
De ces jours éblouis
Il ne reste aujourd'hui
Que le souvenir
De cette gaieté qui régnait
Les jours de grande lessivée!
Illustration 1 : Pieter De Hooch "L'armoire à linge"
Illustration 2 : Jean François Millet " La Lessiveuse"
Illustration 3 : Jean Baptiste Siméon Chardin "La Blanchisseuse"
Illustration 4 : Louis Léopold Boilly "Jeune femme repassant"
mercredi 21 mai 2008
Le dîner
Mon amour, mon adoré,
Il y a si longtemps que je t'attends
Ce soir, tu viens pour le dîner
Près du chenet de la cheminée
La soupière tient le repas apprêté
Le jambon et le pain sont coupés
Ta haute flûte remplie de vin rosé
Je porte ma robe rouge sous mon tablier serré
Mon amour, mon adoré,
Il y a si longtemps que je t'attends
Voici la pièce plongée dans l'obscurité
Sur la table, la chandelle finit de se consumer
La servante à la lanterne m'a apporté un billet...
Mon amour, mon adoré,
Je t'attendais....
Illustration: Gérard Dou, "Femme arrangeant les petits pains du soir" XVIIè siècle, Francfort, Städelsche Kunstinstitut.
Il y a si longtemps que je t'attends
Ce soir, tu viens pour le dîner
Près du chenet de la cheminée
La soupière tient le repas apprêté
Le jambon et le pain sont coupés
Ta haute flûte remplie de vin rosé
Je porte ma robe rouge sous mon tablier serré
Mon amour, mon adoré,
Il y a si longtemps que je t'attends
Voici la pièce plongée dans l'obscurité
Sur la table, la chandelle finit de se consumer
La servante à la lanterne m'a apporté un billet...
Mon amour, mon adoré,
Je t'attendais....
Illustration: Gérard Dou, "Femme arrangeant les petits pains du soir" XVIIè siècle, Francfort, Städelsche Kunstinstitut.
mardi 20 mai 2008
Bon anniversaire!
Aujourd'hui, un de mes lecteurs fête son anniversaire.
Pour lui, voici des fleurs et quelques mots ....
Tôt ou tard, nous découvrons tous que les moments importants de la vie ne sont pas ceux que l'on affiche, pas les anniversaires, les diplômes, les mariages, les grands objectifs que l'on a atteints.

Les vrais jalons de notre vie sont moins impressionnants.

Ils arrivent à la porte de la mémoire sans s'annoncer comme des chiens errants qui vont d'un pas tranquille, reniflent un peu les alentours et finissent par ne plus repartir.
Ce sont eux qui déterminent notre vie
Susan Anthony
Pour lui, voici des fleurs et quelques mots ....
Les vrais jalons de notre vie sont moins impressionnants.
Ils arrivent à la porte de la mémoire sans s'annoncer comme des chiens errants qui vont d'un pas tranquille, reniflent un peu les alentours et finissent par ne plus repartir.
Susan Anthony
dimanche 18 mai 2008
Lettre à Agnès
Avez -vous déjà songé à confier votre photo à la contemplation de votre bien-aimé(e)?
Oui ?
D'autres l'ont fait, bien avant vous!
Ma douce Agnès
Voici que je t'envoie mon portrait
Rien n'y manque de ce que tu as aimé
Mes mèches claires désordonnées
Ce soupçon d'écume blonde de ma barbe clairsemée
Ma bouche tendre faite à tes baisers
Mes habits les plus somptueux
J'ai même mis mon béret
Car c'est pour toi, cette élégance recherchée
Vois, je te porte un chardonnet
Gage de mon amour et de ma fidélité
Sur cette terre et à jamais
Car, comme je te l'écris
D'en Haut, ma vie est réglée...
Albrecht Dürer a envoyé cet autoportrait à sa dulcinée Agnès Fry en 1493 avec cette inscription "Ma vie est pour ainsi dire réglée d'en haut". La fleur de chardon symbolise la fidélité masculine et la chance en amour.
Voici un autre autoportrait réalisé quelques années après.... (1500)
Oui ?
D'autres l'ont fait, bien avant vous!
Voici que je t'envoie mon portrait
Rien n'y manque de ce que tu as aimé
Mes mèches claires désordonnées
Ce soupçon d'écume blonde de ma barbe clairsemée
Ma bouche tendre faite à tes baisers
Mes habits les plus somptueux
J'ai même mis mon béret
Car c'est pour toi, cette élégance recherchée
Vois, je te porte un chardonnet
Gage de mon amour et de ma fidélité
Sur cette terre et à jamais
Car, comme je te l'écris
D'en Haut, ma vie est réglée...
Albrecht Dürer a envoyé cet autoportrait à sa dulcinée Agnès Fry en 1493 avec cette inscription "Ma vie est pour ainsi dire réglée d'en haut". La fleur de chardon symbolise la fidélité masculine et la chance en amour.
Voici un autre autoportrait réalisé quelques années après.... (1500)
vendredi 16 mai 2008
Marie
Marie, douce Marie
L'ange t'a visitée
La fleur qu'il t'a donnée
Etait si lourde à porter....
Marie, douce Marie
L'ange t'a troublée
Près du mur recroquevillée
Est-ce que ,déjà, tu sais....
L'ange t'a visitée
La fleur qu'il t'a donnée
Etait si lourde à porter....
Marie, douce Marie
L'ange t'a troublée
Près du mur recroquevillée
Est-ce que ,déjà, tu sais....
L'Amour de ce monde
Tu le tiens dans tes bras
La cruauté de ce monde
Tu l'emportes avec toi....
Marie, douce Marie
L'ange s'en va
Avec un sourire.....
Tu le tiens dans tes bras
La cruauté de ce monde
Tu l'emportes avec toi....
Marie, douce Marie
L'ange s'en va
Avec un sourire.....
L'illustration 1: Dante Gabriel Rossetti " Ecce Ancilla Domini" 1849-1850, Tate Gallery, Londres
L'illustration 2: Annibale Carrache " La Vierge pleurant le Christ" 1599-1600, Museo Nazionale di Capodimonte, Naples
Ma poésie est inspirée (d'une façon très éloignée!) de la chanson "Marie, douce Marie" paroles F. Thomas, JM Rivet, musique Ph Monnet chantée par Marie Laforêt en 1970.
mercredi 14 mai 2008
La musique des sphères
Texte écrit en contemplant l'image proposée par Juliette pour la nouvelle consigne de "Papier Libre". L'image représente St Cado dans le Morbihan mais je ne sais pas si c'est une photo prise par Juliette. Juliette, dis-nous...
Quand mon âme sera fatiguée
Du tumulte des hommes
De leurs méfaits
Je partirai là-bas...
Un peu Bouddha sur les rives du Neranjura
Un peu Catherine à la via Benincasa
Recluse
Dans ma petite maison
Au milieu de l'eau
Isolée...
Livrée à la solitude exquise
Tranquille
En paix
En harmonie...
Car
L'harmonie
C'est de cela qu'il s'agit
Saisir le rythme
En faire partie
Quitter le chaos
S'intégrer aux mystères
Des forces naturelles de l'Univers
Entendre
Enfin
La douce musique des sphères...
Quand mon âme sera fatiguéeDu tumulte des hommes
De leurs méfaits
Je partirai là-bas...
Un peu Bouddha sur les rives du Neranjura
Un peu Catherine à la via Benincasa
Recluse
Dans ma petite maison
Au milieu de l'eau
Isolée...
Livrée à la solitude exquise
Tranquille
En paix
En harmonie...
Car
L'harmonie
C'est de cela qu'il s'agit
Saisir le rythme
En faire partie
Quitter le chaos
S'intégrer aux mystères
Des forces naturelles de l'Univers
Entendre
Enfin
La douce musique des sphères...
lundi 12 mai 2008
Prière
Où vont toutes nos prières?
A qui pense-t-on quand on dit "Dieu"
Quel est ce mystère
Qui nous fait dire "notre père"
Alors qu'on ne sait guère
Qui habite les cieux
Ni même s'il y a quelqu'un
Dans ces lieux.
Ne pouvons nous nous suffire?
Pour qui ces envies, ces soupirs
Ces cathédrales et ces martyrs
Alors qu'on n'a jamais entendu dire
Qu'il y aurait réponse à nos désirs.
Que faisons nous sur cette terre?
Faudra-t-il attendre le cimetière
Pour enfin lever le doute et le mystère
Qui nous envahit ,nous désespère
Quand personne ne répond à nos prières.
A qui pense-t-on quand on dit "Dieu"
Quel est ce mystère
Qui nous fait dire "notre père"
Alors qu'on ne sait guère
Qui habite les cieux
Ni même s'il y a quelqu'un
Dans ces lieux.
Ne pouvons nous nous suffire?
Pour qui ces envies, ces soupirs
Ces cathédrales et ces martyrs
Alors qu'on n'a jamais entendu dire
Qu'il y aurait réponse à nos désirs.
Que faisons nous sur cette terre?
Faudra-t-il attendre le cimetière
Pour enfin lever le doute et le mystère
Qui nous envahit ,nous désespère
Quand personne ne répond à nos prières.
dimanche 11 mai 2008
Réalisme et liberté !
A la demande de Sylvaine, voici Gustave Courbet!
Assis dans mon atelier
Je barbouille ma liberté
Du rouge, du jaune, du vert
De mon indépendance
Je ne cherche plus l'élégance
Je peins ma vérité
Je tire ma force et ma vitalité
D'un nu imparfait
Des hardes de l'enfance
Du bout de mon pinceau
J'écarte les artifices
Je chasse les préjugés
Je veux gagner ma vie d'artiste
Sans compromis et sans céder
A ceux qui veulent m'empêcher
De peindre ma liberté.
PS: L'illustration c'est " L'atelier du peintre" de Gustave Courbet 1855. Cette œuvre fut refusée à l'Exposition Universelle de 1855. L'artiste fit alors construire, au centre de Paris, une baraque, "Pavillon du Réalisme" et y exposa librement ses oeuvres qui n'étaient pas aux goûts du jour
Je barbouille ma liberté
Du rouge, du jaune, du vert
De mon indépendance
Je ne cherche plus l'élégance
Je peins ma vérité
Je tire ma force et ma vitalité
D'un nu imparfait
Des hardes de l'enfance
Du bout de mon pinceau
J'écarte les artifices
Je chasse les préjugés
Je veux gagner ma vie d'artiste
Sans compromis et sans céder
A ceux qui veulent m'empêcher
De peindre ma liberté.
PS: L'illustration c'est " L'atelier du peintre" de Gustave Courbet 1855. Cette œuvre fut refusée à l'Exposition Universelle de 1855. L'artiste fit alors construire, au centre de Paris, une baraque, "Pavillon du Réalisme" et y exposa librement ses oeuvres qui n'étaient pas aux goûts du jour
Bonne fête maman
vendredi 9 mai 2008
Vénus beauté
Princesse de la lune
Femme au coquillages
Qui effleure d'un pied sage
Le nu doré de mon corps couché
Dans tes yeux, il y a l'envie
Alors, laisse ta chasse
Tes voiles et tes strass
Et offre moi tes cuisses douces
Tes épaules et tes tétons tendus
Viens Diane
Que la forêt résonne de tes cris.
Illustration : "Le repos de Diane" François Boucher (1742) détail.
jeudi 8 mai 2008
Paradis
Heureuse et silencieuse
Je suis au Jardin
Ebauche de femme
J'étais aimée
Je suis partie un jour d'été
Belle et parée pour l'éternité
Isis à la main et à mes pieds
Je suis devenue sérénité
Dans un linceul de toile
Vous m'avez enveloppée
Refusant l'évidence des faits
Le paon m'a précédée
Espoir de mon immortalité
Confiée à la terre de Gayel
De ma main dessinée
Je vous invite à profiter
De votre jeunesse et de votre beauté
Moi
Je suis en paix
Silencieuse et heureuse
Je suis au Jardin
Illustration: fragment d'un linceul de toile d'origine copte (IIIè s.) représentant une jeune fille et provenant des fouilles de Gayel.
Je suis au Jardin
Ebauche de femme
J'étais aimée
Je suis partie un jour d'été
Belle et parée pour l'éternité
Isis à la main et à mes pieds
Je suis devenue sérénité
Dans un linceul de toile
Vous m'avez enveloppée
Refusant l'évidence des faits
Le paon m'a précédée
Espoir de mon immortalité
Confiée à la terre de Gayel
De ma main dessinée
Je vous invite à profiter
De votre jeunesse et de votre beauté
Moi
Je suis en paix
Silencieuse et heureuse
Je suis au Jardin
Illustration: fragment d'un linceul de toile d'origine copte (IIIè s.) représentant une jeune fille et provenant des fouilles de Gayel.
mercredi 7 mai 2008
Kaï
Je ne sais plus qui je suis
Vous, vous me nommez Kaï
Je ne suis plus qu'un scribe accroupi
Issu de la cinquième dynastie
Je suis assis jusqu'à la fin
Dans mon corps de calcaire peint
Mes yeux incrustés en pierre dure
Vous regardent pour l'éternité
Je vous écris et vous écrirai
Ce que fut ma vie
Dans cet empire ancien
Où j'ai scellé mon destin
De scribe accroupi
PS: Que dire de plus de ce scribe accroupi que vous rencontrerez au Louvre si mes sources sont bonnes.
mardi 6 mai 2008
Emerveillement!
Chaque jour, savoir pratiquer l'émerveillement

Savoir s'arracher à soi-même , savoir regarder
Aller au ravissement, respirer les rythmes du vivant

Se laisser éblouir, se laisser surprendre
Découvrir l'indicible de la beauté
Ouvrir sa carapace, laisser venir la louange
Célébrer les mystères, refuser l'indifférence

Echapper à la raison , accepter de pressentir, d'entrevoir
Se tenir au seuil de l'éternité, se laisser combler

Se frotter au corps frémissant de la vie
S'ouvrir des espaces, laisser flamber la clarté

Et contempler, surtout!
Savoir s'arracher à soi-même , savoir regarder
Aller au ravissement, respirer les rythmes du vivant
Se laisser éblouir, se laisser surprendre
Découvrir l'indicible de la beauté
Célébrer les mystères, refuser l'indifférence
Echapper à la raison , accepter de pressentir, d'entrevoir
Se tenir au seuil de l'éternité, se laisser combler
Se frotter au corps frémissant de la vie
S'ouvrir des espaces, laisser flamber la clarté
Et contempler, surtout!
dimanche 4 mai 2008
La moisson
On ne récolte pas toujours ce que l'on sème.....
Le paysan a semé
Sur un sol pauvre, assoiffé
Les récoltes si maigres
L'ont découragé
Que fait l'écervelé?
Il retourne sa terre
L'enrichit de tous les engrais
Il sème et resème à souhait
Alors, à contrecœur
Elle produit quelques fruits
mais à quel prix!
Sans cesse, au plus profond
Elle s'appauvrit.
Le paysan avisé
Lui , a compris
Il laisse sa terre
Aux herbes folles, aux oiseaux
Aux fourmis
Elle devient
Havre de paix
Asile de poésie
Et continue sa vie
Sans lui....
Moi qui suis paysanne
Sur ton coeur indifférent
J'ai semé les graines
De amour et de l'amitié
A tous vents.
C'est ton absence et ton silence
Que j'ai récoltés le plus souvent
Aujourd'hui
Je suis fatiguée de semer....
Serai-je écervelée?
Suis-je avisée?
On ne récolte pas toujours ce que l'on sème....
Le paysan a semé
Sur un sol pauvre, assoiffé
Les récoltes si maigres
L'ont découragé
Que fait l'écervelé?
Il retourne sa terre
L'enrichit de tous les engrais
Il sème et resème à souhait
Alors, à contrecœur
Elle produit quelques fruits
mais à quel prix!
Sans cesse, au plus profond
Elle s'appauvrit.
Le paysan avisé
Lui , a compris
Il laisse sa terre
Aux herbes folles, aux oiseaux
Aux fourmis
Elle devient
Havre de paix
Asile de poésie
Et continue sa vie
Sans lui....
Moi qui suis paysanne
Sur ton coeur indifférent
J'ai semé les graines
De amour et de l'amitié
A tous vents.
C'est ton absence et ton silence
Que j'ai récoltés le plus souvent
Aujourd'hui
Je suis fatiguée de semer....
Serai-je écervelée?
Suis-je avisée?
On ne récolte pas toujours ce que l'on sème....
vendredi 2 mai 2008
Heureuse!
Nous étions trois jeunes filles
Et souvent
Fuyant la chaleur de l'après-midi
Dans le petit salon tranquille
Assises en rond sur nos tapis
Nous devisions et nous rêvions
L'une aimait les perles
Les boucles d'oreille
Les vestes en tissus précieux
Et les sandales fines
Elle se disait
Qu'il lui faudrait un mari
Bon et généreux
Capable de satisfaire
Toutes ses envies
De richesses et de plaisirs luxueux.
L'autre aimait les foulards
Les dentelles légères
Les vêtements qui dévoilent
Les beautés secrètes des femmes
Elle voulait un amant
Ardent et fougueux
Capable de satisfaire
Toutes ses envies
De tendresse et de plaisirs voluptueux
Moi j'étais la plus sage
Je m'habillais de toile blanche
Me coiffais d'une fleur des champs
Je réfléchissais
Et je voulais moi-même
Pouvoir satisfaire
Toutes mes envies
D'un bonheur simple et délicieux
L'une s'est mariée
Fut souvent battue et trompée
Puis, au profit d'une plus jeune
Fut par son époux abandonnée
L'autre a tant pris
aux épouses leurs maris
Qu'un jour une trop jalouse
Lui a enlevé la vie
Et moi
J'ai étudié
J'ai travaillé
Tranquille et courageuse
Et je peux dire
Aujourd'hui
Que je suis heureuse.
L'illustration c'est "les femmes d'Alger" d'Eugène Delacroix 1834 (Louvre)
Et souvent
Fuyant la chaleur de l'après-midi
Dans le petit salon tranquille
Assises en rond sur nos tapis
Nous devisions et nous rêvions
L'une aimait les perles
Les boucles d'oreille
Les vestes en tissus précieux
Et les sandales fines
Elle se disait
Qu'il lui faudrait un mari
Bon et généreux
Capable de satisfaire
Toutes ses envies
De richesses et de plaisirs luxueux.
L'autre aimait les foulards
Les dentelles légères
Les vêtements qui dévoilent
Les beautés secrètes des femmes
Elle voulait un amant
Ardent et fougueux
Capable de satisfaire
Toutes ses envies
De tendresse et de plaisirs voluptueux
Moi j'étais la plus sage
Je m'habillais de toile blanche
Me coiffais d'une fleur des champs
Je réfléchissais
Et je voulais moi-même
Pouvoir satisfaire
Toutes mes envies
D'un bonheur simple et délicieux
L'une s'est mariée
Fut souvent battue et trompée
Puis, au profit d'une plus jeune
Fut par son époux abandonnée
L'autre a tant pris
aux épouses leurs maris
Qu'un jour une trop jalouse
Lui a enlevé la vie
Et moi
J'ai étudié
J'ai travaillé
Tranquille et courageuse
Et je peux dire
Aujourd'hui
Que je suis heureuse.
L'illustration c'est "les femmes d'Alger" d'Eugène Delacroix 1834 (Louvre)
jeudi 1 mai 2008
Le visage de l'amour

Regarde-moi
Regarde
Au fond de moi
Tu me vois
Rouge
Tu dis de moi
Elle est
Rouge
Et pourtant
Si tu savais
Si tu voyais
Comme je suis
Bleue
Au plus profond de moi
Tellement
Bleue
Pour qu'enfin
Tu me voies
Bleue
Il faudrait
Que tu t'approches
Que tu accroches
Ma confiance
Qu' auprès de toi
Je puisse
Sans honte
Sans crainte
Me dévoiler
J'oserais enfin
Ne plus me montrer
Rouge
Si
Dans tes yeux
Rien qu'un peu
Je lisais
Le verbe
AIMER
PS: Le visage de l'autre est un livre de Martin Tom Dieck où des dessins côtoient des pensées du philosophe Emmanuel Lévinas.
Je n'ai pas lu le livre et je ne sais pas ce qu'il contient .
J'ai écrit mon texte seulement en contemplant l'image et c'est, volontairement que je n'ai lu aucun résumé ni aucune critique du livre.
Il me reste maintenant à découvrir quelle était l'interprétation de l'auteur...
Regarde
Au fond de moi
Tu me vois
Rouge
Tu dis de moi
Elle est
Rouge
Et pourtant
Si tu savais
Si tu voyais
Comme je suis
Bleue
Au plus profond de moi
Tellement
Bleue
Pour qu'enfin
Tu me voies
Bleue
Il faudrait
Que tu t'approches
Que tu accroches
Ma confiance
Qu' auprès de toi
Je puisse
Sans honte
Sans crainte
Me dévoiler
J'oserais enfin
Ne plus me montrer
Rouge
Si
Dans tes yeux
Rien qu'un peu
Je lisais
Le verbe
AIMER
PS: Le visage de l'autre est un livre de Martin Tom Dieck où des dessins côtoient des pensées du philosophe Emmanuel Lévinas.
Je n'ai pas lu le livre et je ne sais pas ce qu'il contient .
J'ai écrit mon texte seulement en contemplant l'image et c'est, volontairement que je n'ai lu aucun résumé ni aucune critique du livre.
Il me reste maintenant à découvrir quelle était l'interprétation de l'auteur...
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