Parfois crier, parfois murmurer, parfois avouer...
Ecrire parfois avec mon sang, parfois avec mes larmes
Ecrire avec mon coeur
....toujours

dimanche 31 août 2008

Les mots vrais



"Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour, vraiment très peu.
Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler."
Christian Bobin

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jeudi 28 août 2008

Voir, entendre, être



Il y a ceux qui, chrono dans les doigts,
Ecouteurs aux oreilles, courent tout droit
Ils sont passés tellement vite,
Qu'ils n'ont rien vu du bois.

Il y a ceux qui viennent en bande
Ils parlent, crient et chantent
Ils ont fait tellement de bruit
Qu'ils n'ont rien entendu du bois.

Il y a ceux qui promènent le chien
Laisse en main, corvée du soir et du matin
Ils y sont tellement contraints
Qu'ils n'ont rien apprécié du bois.



Il y a ceux qui réfléchissent
Vie encombrée, soucis obsédants
Ils ont été tellement absents
Qu'ils n'ont rien senti du bois.

Et puis
Il y a celle ou celui
Sans chrono
Sans ami
Sans laisse
Sans soucis

Venu au bois
Coeur ouvert
Coeur aux abois
Ceux là ne disent pas ce qu'ils vivent au bois
De toute façon
On ne les croirait pas!

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mardi 26 août 2008

Impermanence



Je suis la vague
Tu es l'océan
La mer s'en va
La mer s'en vient
Je ne suis plus rien



Je suis nuage
Tu es le ciel
Le ciel se déchaîne
Le ciel se vide
Je ne suis plus rien



Car
au-delà
Bien plus loin
Que moi
C'est la Vie
Qui bat
et
Pas
Moi
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lundi 25 août 2008

Ballade pour un amour déçu



Sur la terre

Sous son ciel

Je marche


Avec toi

Mais sans toi

Je marche


Je ne sens pas mes larmes

Je ne pense qu'à ton sourire



Je laisse ce que tu ne m'as pas donné

Je prends ce que tu es


Je marche

Marche avec moi

Mon amour


Aujourd'hui

Demain

Pour l'Eternité



Pour que j'oublie

Que tu ne m'as pas aimée




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vendredi 22 août 2008

Au fond

Au fond de l'étable
On a bien ri



Au fond de l'océan
On était content


Au fond des tropiques
On a réfléchi


Au fond de l'Afrique
On a souri


Au fond du bois
On a explosé de joie


Quand

Au fond
De mon cœur


S'est inscrit



Le Bonheur


mercredi 20 août 2008

La Vie se déploie

La Vie se déploie




En abondance



En silence



En mystère



En finesse


En délicatesse


En beauté

N'oublions pas !
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mardi 19 août 2008

Les blogs de l'amitié


Babeth m'a choisie pour un jeu-récompense.
Il s'agit de sélectionner 7 blogs que l'on aime visiter et que l'on a envie de faire connaître.
Je la remercie et je participe bien volontiers à cette chaîne de l'amitié.

Pour continuer cette chaîne de l'amitié, je dois, à mon tour, vous proposer 7 blogs et répondre aux règles suivantes :

1. Je dois mettre le logo de récompense sur mon blog
2. Mettre le lien de la personne qui vous a choisi(e) (ça, c'est fait , yaka cliquer sur Babeth)
3. Désigner 7 blogs (ça c'est le plus dur, je préfèrerais 70)
4. Mettre les liens de ces blogs sur le vôtre (enfin, un truc à ma portée!)
5. Laisser un message sur les blogs que vous avez nommés (ça, ça va aussi!)

Bon maintenant, il faut choisir....dur dur!

Vous me connaissez maintenant et vous savez que j'aime bien réfléchir à la spiritualité alors, je vais souvent méditer un petit coup chez Marc , je prolonge ce moment d'apaisement chez Lilou et je termine mon tour pour voir les nouveautés chez Christophe, mon abbé préféré!
Cette année, je me suis découvert une passion pour la calligraphie et l'enluminure et c'est surtout en visitant Enriqueta que ça m'est venu....
Chez Alice, en noir et blanc ou en couleur, en photos ou en texte, j'y vais, j'y reviens, j'y retourne, c'est mon Alice et elle sait bien qu'elle est dans mon cœur.
Un autre de mes nouveaux dadas, c'est la photo! Figurez vous que mon amie Mathilde et le gentil Pierrot, m'ont appris que la photo est un art et avec Sylvaine, j'ai même compris que ça pouvait être du tout grand art!
Et quand je veux m'envoyer de la poésie de toute grande qualité, je vais voir Désirée et Arthémisia sans oublier de passer chez Lilounette.
Comme à mon âge, on ne se refait pas , je peux pas m'empêcher d'aller ici et !

Meuh non, j'ai pas dépassé 7 !

D'ailleurs, j'espère bien encore être sélectionnée parce que j'ai pas eu le temps de parler de Juliette, de Patriarch, de Valisneria, de Pivoine, de Tisseuse,de Sylvie , de Val, de Coumarine, de Gazou, de Laura, de Catherine C6375, de Marie rêveuse, de Iskander, de Nuitarius, de Lung Ta, de Maxime, de Tilk, de Mahina.....
Puff 7 c'est pas assez!

Devinette

Petite visite touristique.

Devinez-vous où ces photos ont été prises?

(j'ai mis un indice...)





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lundi 18 août 2008

Les fleurs de l'orgueil



La fleur suit le mouvement tranquille de la Vie
Elle s'abreuve et se purifie par la pluie




Elle se nourrit de la terre et devient nourricière
Elle s'ouvre au soleil et se gorge de lumière



Elle est parfaite dans sa forme et sa couleur
Offerte et parfaite, selon le don du Créateur



L'homme la coupe, la manipule ,l'utilise
La met au service de ses œuvres

L'homme est si fier de sa grandeur!





Hélas
La fleur ne loue que son Créateur

En moins de trois jours de ce régime
Elle fane, pourrit et se meurt

Homme
Que reste-t-il de ta grandeur?

Illustrations: fleur sauvage des dunes, capucine du jardin et le tapis de fleurs (fanées) de la grand-place de Bruxelles, ce week end.


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samedi 16 août 2008

La Voie


Si l'Amour est ancré en moi



Si je vois un trésor dans la souffrance comme dans la joie.


Alors je verrai jusque là-bas au loin


Quel est ce chemin


Qui se tient bien loin


Des sombres nuages



lundi 11 août 2008

Responsabilité

« Non seulement ‘l’autre me regarde dans les deux sens du terme’, mais nous sommes appelé à le ‘restaurer dans les deux sens du terme’ » Emmanuel Lévinas



J'ai croisé ton visage
Et ton visage m'a
Blessée

Dans tes yeux
L'appel
Dans tes mots
Le cri

En toi
En moi
Le même Réel
Le même Infini

De moi
De toi
RESPONSABLE
Je suis

Que dois-je
Guérir
En
Moi
Pour que s'apaise
Ton cri ?

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samedi 9 août 2008

Nous ne sommes pas séparés.


Hokusaï

Comprends que j'avance
Avec ce que je reçois
Avec ceux qui sont là

Comprends que j'avance
Malgré ton absence
En creux, en moi

Comprends que j'avance
Sûre de ta présence
Au creux de moi

Comprends que
L'amour est là
En moi.


Hokusaï
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jeudi 7 août 2008

La femme endormie

Voici mon texte écrit pour la consigne de Juliette sur Papier Libre

Maya Deren


Elle est la femme endormie
Elle veut être riche
Elle veut être belle
Elle veut tout le monde
A ses pieds
Elle commence toutes ses phrases
par
JE

Elle est la femme endormie
Que vienne la maladie
Que vienne la misère
Elle veut tout le monde
A ses pieds
Elle commence toutes ses phrases
par
JE

Elle pleure
Elle accuse les autres
Elle accuse le Ciel
Elle ne sait plus rire,
Plus manger
Plus dormir
Elle est la femme endormie

Elle est la femme qui s'éveille
Elle ne dit plus
J'aime
Je n'aime pas
Elle est celle qui reçoit
Elle est celle qui voit
Que la Joie
Est

Quand
"JE"
N'y est
Pas!

Catherine


"L'extraordinaire commence quand je m'arrête"
Maurice Blanchot

mardi 5 août 2008

Sourire!



A quoi reconnaît-on un vrai sage?

A
Son sourire
Permanent!

A
Sa
Joie
Inaltérable!


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lundi 4 août 2008

La Loi

Moïse et les tables de la Loi, Philippe de Champaigne

Car vous commencerez par le respect.

Vous ne direz point : la vieille qui brûle un cierge et qui marmonne est une superstitieuse. Ou : ce révolutionnaire aigri est un aigri. Ou : cette femme acariâtre et dévoreuse de ses enfants est une malade. Vous ne direz rien de tel. Vous ne mettrez point votre frère et semblable dans une prison. Tu ne tueras pas.

Vous commencerez par le respect. Vous ne direz pas :

Dieu est ceci et cela, il existe ou il n'existe pas (c'est-à-dire : il est comme je l'imagine, ou : comme je l'imagine, il n'est pas). Vous ne me ferez pas dire ce qui vous convient. Vous ne tirerez pas à vous ce qui, de moi, parvient très lointainement à vos oreilles, pour en faire la justification de vos crimes. Tu ne feras pas d'image de moi.

Vous ne vous jetterez pas de-ci de-là, selon l'humeur, le pouvoir qui vous y pousse, la mode, les convenances, la commodité. Vous resterez bâtis sur le roc, intraitables quant à la vérité et la justice. Mais vous saurez que vérité comme justice ne sont pas vôtres, et que rien ne me fait tant horreur que le fanatisme, l'odieuse confiscation des biens sans prix. Vous n'aurez en vénération ni l'argent, ni la violence, ni les pouvoirs, ni vos plaisirs, ni quelque seigneur ou maître ou père, ni vous-mêmes. Vous serez libres. Tu n'auras d'autre Dieu que moi seul.

Vous commencerez par le respect. Vous quitterez père et mère, afin de mener votre propre vie, sous mon soleil. Vous ne remplacerez pas votre père ou votre mère par quelqu'un d'autre, pas même et surtout pas sous prétexte de me mieux servir. Vous les quitterez, vous irez assez loin pour les reconnaître tels qu'ils sont, pour les connaître homme et femme, bien semblables à ce que vous êtes, et pour leur donner gratitude de vous avoir donné la vie. Car même s'ils ne vous ont rien donné de plus, et même s'ils ne vous ont pas voulu et désiré - ou s'ils vous ont transmis leur mal et leur misère - ils vous ont donné la vie, quelque chose de ce qui les dépasse et vient de moi est passé en eux, et vous êtes nés, vous qui, sans eux, ne seriez pas. Ainsi, vous serez (peut-être à grand prix) réconciliés avec eux. Tu honoreras ton père et ta mère.

Vous commencerez par le respect. Vous ne prendrez pas à l'autre ce qui est son bien, ce qui fait partie de sa propre vie, ce qui le fait vivre, ce qui le soutient dans son existence. Vous ne lui prendrez pas sa nourriture, vous ne lui prendrez pas son travail, vous ne lui prendrez pas sa maison, vous ne lui prendrez pas ceux qu'il aime : sa femme, ses enfants, ses frères, ses amis. Vous ne lui prendrez pas ses certitudes, son espoir, son désir, l'œuvre où il met son esprit, son cœur et ses mains. Vous ne lui prendrez pas sa vie. Vous ne lui prendrez pas sa mort. Vous ne lui arracherez par force rien de ce qui le tient en vie. Tu ne prendras pas le bien d'autrui. Tu ne prendras pas la femme d'autrui.

Vous commencerez par le respect. Vous ne traiterez personne de lâche, vaurien, voyou, vous ne traiterez personne de bourgeois, de nègre, de raton, de moricaud, de flic, de bolchevik - sachant d'ailleurs que ce qui dans votre bouche est injure peut être pour lui dignité. Vous ne souillerez pas la parole humaine où je suis, vous ne souillerez pas votre parole par le déni de justice, l'invitation trompeuse, le mépris insultant, l'entortillement de la vérité, le chantage, ou quoi que ce soit qui induise autrui à l'erreur et au malheur. Si vous parlez mal de moi, je ne vous en tiendrai pas rigueur, car vous ne sauriez, de moi, parler bien ; je saurai entendre vos cris, vos imprécations, vos murmures, et même je saurai comprendre que, ne me connaissant pas, ou conduits malheureusement à me voir tout autre que je ne suis, vous en veniez jusqu'à me maudire ou vous désintéresser de moi. Mais je ne vous pardonnerai pas, si vous vous y obstinez, d'écraser ce qui témoigne de moi là où vous êtes : le respect de la vérité, le respect de la vie, et, signe entre les signes, le respect de celui qui vous est semblable et face à face, l'autre homme. Tu ne blasphémeras pas. Tu ne feras pas de faux serment.

Vous ne vivrez pas seulement pour le travail, ou pour l'argent, ou pour vos jeux, ou pour accroître votre pouvoir, ou pour assurer l'établissement et le profit des vôtres. Vous commencerez par réserver dans vos vies la place du grand repos, du grand loisir où vous serez disponibles à ce qui vient, attentifs à ce qui est sans prix. Vous réserverez soigneusement la place de ce qui est gratuit, que vous ne pouvez ni acheter ni vendre, la place où je suis. Ainsi devras-tu respecter mon Jour.

Vous commencerez par le respect. Alors vous sera donné d'entrer dans ce chemin de l'impossible où vous souffrirez extrêmement et où nul ne vous ravira votre joie.

Telle est la porte de mon bonheur.

Maurice Bellet. Le Lieu du Combat, pp.149-151

Si ce n'est pas maintenant, quand?

Hillel, l'ancien


vendredi 1 août 2008

Le silence


Le silence est toujours présent
Ce sont les bruits qui nous empêchent de l'entendre.



Le silence souvent m'est apaisement
Quand la fureur cesse.



Le silence bien plus souvent m'est étouffement
Quand je ne puis dire
Ce qui m'oppresse